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Article créé le Mercredi, 19 Mai 2010

l'Histoire de St Simon

vallée_vue_du_rocher_du_MartinetAvant de parcourir les évènements qui ont fait l'histoire de la commune, il convient de situer son territoire dans la nature et dans le temps. Saint Simon se touve au coeur de la vallée de la Jordanne, vallée glacière principale creusée dans la brèche flanquée de deux plateaux basaltique, sillonés de petits ruisseaux avec quelques effleurements de calcaire dans la vallée. De nombreuses sources ont favorisé la dispersion de l'habitat sur le territoire dont l'altitude est entre 650 et 700 m pour la vallée et entre 800 à 1000 m pour les plateaux.

Les premières traces de vie dans cette vallée datent d'il y a 10 000 ans aux alentours du lieu dit les baraquettes et l'habitat des plateaux remonte aux Arvernes. Dône en langue celtique signifie "élévation - forteresse". Des objets de cette époque et des tombeaux antiques y ont été trouvés, ainsi qu'à Boussac et Mazeyrac.

L'habitat de la vallée (jusqu'a Saint Cirgue de Jordanne) est gallo-romain. Au delà de ce village, il s'agissait de forêts qui furent défrichées au moyen-age par l'abbaye de Saint Géraud d'Aurillac.

 

saintsimon-carte-cassini_360x239SAINT-SIMON, qui était autrefois SAINT SIMOND jusqu'au XIXème siècle, est indiqué SAINT SEGMON en 1230 et SANCTUS SIGIS MUNDUS en 1338. Le village tire son nom de Saint Sigismond, roi des Burgondes, cas unique en Auvergne.

 

Acces à la carte Cassini

 

 

 

Le pape Gerbert :

pape_sylvestre_2_360x431Le personnage illustre de l'AN MIL, GERBERT-SYLVESTRE II (premier pape français)est né vers 945 au village de BELLIAC près de Saint -Simon.

D'abord élève de l'Abbaye Saint-Geraud  d'Aurillac, il étudiera ensuite à Vic en Catalogne ou il sera en contact avec l'université arabe de Cordoue. Savant, il devellopera la pratique des chiffres arabes en occident et inventera de nombreux instuments tant pour la musique que pour les mathématiques (abaques).

Nommé Ecolatre de Reims (celui qui dirigeait ce qui allait devenir l'université), il sera un HOMME D'INFLUENCE auprès des puissants : on le dit à l'origine de l'avènement de Hugues CAPET(son élève) qui mettra fin à la dynastie des Carolingiens. Il est aussi le précepteur et ami de OTTON III,  futur empereur de Germanie.

Ce dernier installera Gerbert PAPE à Rome en l'an 999 ou sous le nom de SYLVESTRE II, il étendra alors le Christianisme vers l'Europe Orientale (Pologne,Hongrie).

Des fresques relatant sa vie ont été réalisées dans l'eglise de Saint Simon par le peintre Hongrois SZINTE GABOR (à visiter).

Vous pourrez consulter un article complet sur ces fresques à l'adresse suivante : www.caba.fr/Fresques_Gerbert

 

 

L'histoire de la commune de Saint Simon se confond avec celle de la haute auvergne et plus particulièrement de l'abbaye d'Aurillac, l'église de Saint simon en étant une possession. Elle est citée notamment dans la bulle du pape Nicolas IV en 1289, qui récapitulait les proporiétés de l'abbaye. C'est la première trace écrite de Saint Simon. Jusqu'en 1812, il y avait deux territoires distincts et deux paroisses, celle de Saint Simon et celle de Saint Jean de Dône.

Les lieux dont l'existence paraîtrait la plus ancienne dans la commune sont : Stele_Gerbert

  • le chateau de Saint Simon dont la tour de guet accolée à l'église en est la survivance
  • Marcou et Dône qui sont cités dans le codicille de Saint Géraud
  • Beillac date au moins du temps ou survivait Gerbert. On trouve à Beillac la "maison du pape" et une stèle érigée en son hommage en 1938
  • Le chateau d'Oyez qui a donné naissance au village du même nom
  • Rouffiac qui s'est abrité sous la forteresse de La force.

 

 

 

 

D'après les titres visés dans le dictionnaire statistique de 1858, sont constatés l'existence de Mazic, de La laubie, de Labeau, d'Oyez et de Nozerolles entre les XIIIème et XIVème siècles.

 

En ce qui concerne les principaux chateaux ou mémoire de la commune, nous pouvons citer La Laubie, Oyez, la Force (ruines), le Martinet et Mazic pour les villages de la vallée, Labeau sur le plateau de Dône et Boussouc sur le plateau opposé. On trouvait également de nombreuses maisons fortes : la Bastide, Laveyrine, Nozerolles, Mazeyrac, Salesse et Boussac. Dans le bourg, les grandes maisons de Mirabel et la Gaudie peuvent être signalées ainsi que le chateau de Vergne.

Au point de vue spirituel, la paroisse de Saint Jean de dône était le siège d'une commanderie des Hospitaliers (ordre de Malte)  du XIV au XVII. Quant au plateau oriental de Boussac, ancienne chapellenie remontant au XVIIème, elle fut érigée en paroisse vers 1848 et s'étendit vers les villages de Sazergue et Salesse, puis vers quelques hameaux détachés de Polminhac et Giou de mamou. Ces deux annexes avaient également leur école qui fonctionnèrent jusqu'à une période récente.

Saint Simon avait 2 moulins à papier, l'un à Beillac, l'autre au bourg (situé sur l'emplacement actuel de l'usine LALLEMAND). D'autre moulins à farine existaient sur la commune (St Simon et Rouffiac) qui étaient encore en activité dans les années 60. Au lieu-dit du Martinet, on fabriquait du cuivre au martinet (marteau-pilon destiné à étirer le cuivre entrainé grace à la force de l'eau). Tous ces moulins fonctionnèrent jusqu'au début du XIXème siècle.

Il convient également de noter à titre d'anecdote les légendes de la font du Gaël, au dessus de Nozerolles, de la maison hantée de Caluche, des feux folets des Riailles, du fantôme du trou du Pilou, des souterrains du bois de Mazeirac, ainsi que du souvenir des allées de Dônes et du grand arbre abattu en 1908.

La population de Saint Simon était de 1460 habitants en 1824, puis de 1531 en 1858. Elle est descendue à 880 habitants en 1948 après plusieurs types d'emigrations :

  • d'abord saisonnières pour le commerce, surtout la chaudonnerie,  vers le midi, l'Espagne Paris, Lyon et la bretagne.
  • puis temporaires, pour des périodes de 2 à 3 ans pour ramener de l'argent à la famille restée sur place.
  • enfin définitive dans les villes surtout vers Paris  à la fin du XIXème siècle en tant que porteurs d'eau, charbonniers, d'ou le nom de Bougnat qui sont ensuite à l'origine des brasseries.

Cette chute a été inversée par les différents changements d'activités et par la proximité d'Aurillac. Le bassin d'emploi et la qualité de vie à Saint Simon sont les deux facteurs principaux de cette inversion de tendance.

 

 

D'autres articles plus ciblés feront l'objet de futures parutions sur le site présentant dans le détail des épisodes de l'histoire de la commune.

 

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